
Jude
1.14-15.
L’expérience d’Enoch et de Jean Baptiste nous
montre ce que devrait être le nôtre. Il nous faut étudier davantage la vie de
ces hommes. L’un monta au ciel sans passer parla mort et l’autre prépara le
chemin du Seigneur.
Regardons ces 2 exemples.
Enoch,
notre 1er exemple, 65 ans après sa naissance eut un enfant, et
marcha ensuite avec Dieu 300 ans. Il aima et craint l’Eternel, en observant ses
commandements. Mais après la naissance, de son premier fils, il
acquit une expérience plus complète des rapports qui l’unissaient à Dieu.
L’amour de l’enfant, sa confiance toute simple en la protection paternelle, la
tendresse profonde et ardente de son propre cœur pour son premier-né, lui
firent mieux comprendre le merveilleux amour que le Créateur témoigne à l’homme
en lui donnant son Fils, ainsi que la confiance avec laquelle les enfants de
Dieu peuvent s’abandonner à leur Père céleste. L’amour infini, insondable de
Dieu, manifesté en Jésus-Christ, devint jour et nuit l’objet de ses méditations.
Avec toute la ferveur de son âme, il chercha à révéler cet amour à ceux qui
l’entouraient.
En faite
marcher avec Dieu pour Enoch, ce n’était pas se perdre dans l’extase ou la
contemplation, mais remplir fidèlement tous les devoirs de la vie quotidienne. Loin
de s’isoler et de vivre en ermite, il se sentait investi d’une mission au sein
même de la société. Dans sa famille et ses relations avec ses semblables, comme
mari, père, ami, voisin, il demeurait le serviteur résolu et inébranlable de
l’Éternel.
Ainsi une telle communion
avec Dieu mettait Enoch à même de refléter toujours
plus fidèlement l’image divine. Son visage était baigné d’une lumière céleste,
comme celui de Jésus. A son retour parmi les hommes, même les impies voyaient,
avec un respect mêlé d’effroi, l’empreinte du ciel sur sa personne. Sa foi
croissait toujours et son amour devenait plus profond à mesure que s’écoulaient
les siècles. La prière était pour lui la respiration de l’âme. Il vivait dans
l’atmosphère du ciel.
Or ses auditeurs étaient
sensibles à la puissance de Dieu qui agissait en lui. Certains d’entre eux
prirent garde à ses avis et renoncèrent à leurs péchés, mais la multitude se
moquait de ses paroles pourtant solennelles. Les hommes de sa génération
raillèrent la folie de celui qui n’amassait pas de richesses ici-bas. Mais
Énoch avait fixé ses affections sur les trésors de l’éternité. Ses regards
étaient tournés vers la cité de Dieu, vers son Roi qu’il avait vu dans toute sa
gloire sur la montagne de Sion. Plus la corruption grandissait et plus il
soupirait après la patrie céleste. Bien que toujours sur cette terre, il
habitait par la foi dans le royaume de lumière. De même le message identique
que les serviteurs de Dieu ont à transmettre au monde dans les derniers jours,
sera reçu avec scepticisme et sarcasme par la plupart de leurs contemporains.
En
résumé, Dieu nous appelle à une communion semblable. La sainteté du caractère
des rachetés à la seconde venue du Seigneur, doit égaler celle d’Enoch. Il fut le 1er homme à entrer dans
l’éternité. Il continue dans la cité céleste sa marche avec Dieu.
Ainsi
après avoir vu l’exemple d’Enoch, un homme fidèle
dans sa conduite et surtout que Dieu approuva, voyons celui qui prépara le
chemin du Seigneur sur terre à sa naissance, en la personne de Jean Baptiste.
En faite durant sa vie au désert, il fut
instruit par Dieu. Il voyait le Créateur se révélé à lui dans la nature. Sous la conduite du
Saint-Esprit, il approfondissait les écrits des prophètes. Jour et nuit,
Jésus-Christ était l’objet de son étude, de sa méditation, au point que son
esprit, son cœur et son âme étaient remplis de la glorieuse vision du Sauveur.
Cette contemplation (vision) lui révéla en même temps que la majesté de la
sainteté, son impuissance et son indignité. Il était chargé d’un message de
Dieu et pour accomplir sa mission, il lui fallait demeurer en contact avec la
puissance et la justice divines. Il était prêt à agir en messager céleste, ne
redoutant rien d’humain, parce qu’il avait aperçu le divin. Il pouvait se présenter
sans crainte devant les monarques de la terre, car il s’était prosterné en
tremblant devant le Roi des rois.
Ainsi on voit qu’il ne
rechercha pas la différence pour lui-même, mais l’obéissance. Il sait qu’il a
un rôle spécifique à jouer dans le monde, annonçant la venue du Sauveur, et y
consacre tout son énergie. L’ange qui avait annoncé sa naissance à son père
Zacharie avait clairement indiqué qu’il serait un Naziréen, càd un homme mis à
part pour le service de Dieu.
Or Jean proclama son
message sans argument compliqué et sans fioritures. Du désert parvenaient les
échos de sa voix rude qui troublait les consciences, mais qui pourtant ouvrait
la porte à l’espoir. Elle disait: « Repentez-vous, car le Royaume des cieux est proche ».
Matthieu
3:2. Avec une force étrange et toute nouvelle, elle remuait les
foules et le pays entier était en effervescence. Les multitudes affluaient au
désert.
Les gens étaient touchés
par ses paroles de vérité, qui les invitaient à se détourner de leur péché et à
se faire baptiser en signe de changement d’attitude. Il ne dirigea pas les
regards sur lui-même, mais sur celui qui allait venir, le Sauveur.
Par nature, Jean avait
des faiblesses et défauts communs à tout être humain. Mais au contact de l’amour divin, il avait été
changé. Lorsque, après les débuts du ministère de Jésus, les disciples de Jean
vinrent se plaindre à leur maître de ce que tous suivaient le nouveau
prédicateur, il montra à quel point il avait clairement compris sa position par
rapport au Messie, et combien il était heureux d’accueillir celui dont il avait
préparé la voie.
Ainsi
regardant au Rédempteur par la foi, Jean avait atteint les sommets de
l’abnégation. Il
ne cherchait pas à attirer les hommes à lui, mais à élever leurs pensées plus
haut, toujours plus haut, jusqu’à ce qu’ils puissent discerner l’Agneau de
Dieu. Lui-même n’avait été qu’une voix, un cri dans le désert. Maintenant, il
acceptait avec joie de demeurer dans le silence et l’obscurité, pour que tous
les yeux puissent se tourner vers la véritable lumière de la vie. Ceux qui sont
fidèles à leur vocation de messager de Dieu ne chercheront aucun honneur pour
eux-mêmes. L’amour-propre disparaîtra dans l’amour pour le Christ. Ils
reconnaîtront que leur devoir, comme celui de Jean-Baptiste, consiste à
proclamer : « Voici
l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde ». Jean 1:29.
De
ce fait, l’âme du prophète, vidé de soi,
était remplie de la lumière divine. Dans les termes qui font penser aux paroles
que le Christ a lui-même prononcée, Jean rendit témoignage à la gloire du
Sauveur.
Par
conséquent, nous nous recevons de lumière d’en haut que si nous sommes décidés
à nous dépouiller de nous-mêmes. Nous ne pouvons discerner le véritable caractère de
Dieu et accepter Jésus par la foi, à moins de consentir à rendre toute pensée
captive de l’obéissance du Christ. Et à tous ceux qui agiront ainsi, le
Saint-Esprit sera donné sans mesure. « En Christ habite corporellement la plénitude de la
divinité. Vous avez tout pleinement en lui ». Colossiens
2:9, 10.
En conclusion, après avoir vu ces 2 exemples d’hommes de foi,
nous pouvons avoir la certitude que Dieu nous conduira conformément à son plan.
Jean et Enoch n’avaient pas la Bible au complet comme nous l’avons aujourd’hui,
mais ils ont centré leurs vies sur la vérité qu’ils connaissaient.
Enfin
en voyant le changement dans notre vie, d’autres personnes seront attirés à
Jésus. Dieu peut nous utiliser d’une
manière tout à fait unique.
Faisons-lui
connaitre notre désir de le suivre aujourd’hui.
Extrait du Livre
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